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ALPES ET PYRENEES

ALPES ET PYRENEES

Le Pyrénéen vous invite dans le monde de la montagne à la rencontre de la Faune et de la flore du massif Alpin au massif Pyrénéen et plus précisément l(Ariége)

Publié le par le pyrénéen
Publié dans : #randonnée montagne

Une pause s’impose,

Encore et toujours par monts et par vaux à courir le sentier qu’il n’a pas encore eu le temps de découvrir. Le brouillard et la bruine l’accompagnent, cela ne l’arrête plus, il est venu pour marcher, prendre l’air découvrir des paysages différents de ces randonnées habituelles. La journée est composée de jeu d’ombre et de lumière, le soleil joue à cache-cache avec les hauts sommets, des nuages l’entourent et le voilent pour parfaire une ambiance secrète où l’on s’attend à tout instant voir apparaitre au détour du sentier un regard ou une forme insolite.

Déjà deux heures de marche dans cette forêt, seul quelques oiseaux lui ont souhaité la bienvenue dans ce monde, leur monde. Les pas s’enchainent les uns après les autres, le souffle résonne en cadence toujours ce rythme qui lui donne cette aisance dans sa progression. Trois pas en inspirations, un pas en pause et trois pas en expiration. Le voilà dans un état de lévitation de la marche, pendant ce temps ces yeux guettent à droite et à gauche dans l’espoir de découvrir le panorama, ce matin, celui-ci est pris dans la nasse du brouillard, au loin il entend l’eau de la cascade qui dans sa chute, joue une douce musique, la pénombre donne tout son sens à ces bruissements et ces éclats qui dans les sous-bois attirent l’ouïe.

L’orée de la forêt laisse place à cette zone de transition, où l’hiver les avalanches viennent finir leurs courses, troncs et blocs de rocher  se sont là entrechoqués, en amont une langue de terre vierge dessine dans la montagne le passage de la dernière coulée. Elle a emprunté le passage de l’exutoire du lac situé dans la cuvette supérieure. L’oreille du randonneur peut entendre sous ces pieds le cliquetis de l’eau qui tente au travers de ces amas de se frayer un passage, une partie de cette eau alimente la cascade en contrebas.

Le dernier ressaut nous pose sur la cluse du lac de Crop, le ciel bleu tente désespérément une percée au travers de la couche de nuage qui plane entre les cols et les pics. Dans le bas de la vallée, la mer de nuage joue avec la cime des arbres, le versant opposé dévoile sa face automnale sous l’action des rayons de soleil qui caresse sa croupe. Les premiers 600 m de dénivelé se terminent, quelques clichés pour le site, la marche reprend en direction du col de la mine de fer. L’alimentation se fait dans l’effort de la montée. Paysage minéral parsemé de tâche vert-jaune, l’endroit idéal pour découvrir et apercevoir les hôtes de ces lieux, la main décroche les jumelles de la poche latérale, l’œil balaye les versants de cette combe qui change de couleur sous les frimas de l’automne. C’est sur le versant exposé nord, que l’œil vient de se poser sur cette forme galbée, elle fixe le randonneur, les pattes ancrées dans le rocher qui surplombe la sente. A quelques centaines de mètre, l’oreille entend se chuintement qui donne l’alerte à la harde qui jaillit d’un seul bond pour gravir telle une guirlande cette combe qui rejoint une cheminée sous la crête sommitale. Trop loin pour la photo, mais les yeux rivés sur les œilletons des jumelles comptent une quinzaine d’individus mâle, femelle et cabris de l’année. Leur course s’arrête dès que la crête est atteinte, campé sur ce promontoire, il pose un dernier regard sur l’intrus avant de basculer sur l’autre versant.

La marche reprend, les pieds deviennent autonome, le regard est tourné vers les pentes abruptes et les crêtes alentour. Le faux-pas n’a pas droit de citer pendant ces temps d’observation. La quête  du randonneur est récompensée sur le sommet qui domine le col, les bouquetins scrutent leurs domaines. Les jumelles dévoilent alors six étagnes qui s’adonnent aux joies des grands aplombs et du vide.

L’arrivée au col de la mine de fer et trois heures de marche, l’altitude de 2400 m donne un vent frais, les nuages ne sont guère plus bas sur le versant du refuge Jean Collet. il plonge rapidement dans cette couche épaisse, la distance de vue se réduit inexorablement, la vigilance est de mise, 10 à 20 m de visibilité. Cette zone de montagne lui  totalement inconnue, il cherche du regard les cairns qui balise la trace, les jambes déroulent une foulée souple et rapide. il rejoint le refuge en moins d’une heure.

Une pause s’impose, mais le refuge a déjà fermé ses portes la saison d’été est terminée.

La descente pour rejoindre la voiture retrouve les paysages identiques à la montée. Il croise quelques personnes qui tentent une montée au refuge, l’espoir d’entrevoir l’astre solaire.

La pluie l’accueille lors de son arrivée à la voiture, la journée se clôture en six heures et demie de plaisir. C’est maintenant le retour à la maison.

les photos dans quelques jours....

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