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ALPES ET PYRENEES

ALPES ET PYRENEES

Le Pyrénéen vous invite dans le monde de la montagne à la rencontre de la Faune et de la flore du massif Alpin au massif Pyrénéen et plus précisément l(Ariége)

Publié le par le pyrénéen
Publié dans : #Textes

La journée s’annonce belle et chaude, le printemps est bien là. Ce matin, la randonnée dirige ses pas vers un vallon exposé en face Nord-Ouest, sur le parking, quelques voitures sont déjà là.

Les chaussures au pied et les sacs à dos sur les épaules, nos randonneurs sont prêts pour le départ. Aujourd’hui, ils partent à la découverte de lacs enchâssés entre les pics des Alpes.

Le sentier longe le torrent qui apporte une certaine fraîcheur, celle-ci sera appréciable au retour de cette virée. Pour l’instant, une marche silencieuse s’est mise en route, à travers les sous-bois, ils gravissent peu à peu le dénivelé.

Sur la sente, des traces de chevreuils mettent leurs sens en éveil ; les yeux scrutent avec attention dans les sous-bois le moindre indice. Lors du franchissement d’une route forestière, c’est une forme furtive qui s’élance dans la pente, seul le claquement d’une branche a permis à la tête de l’équipe d’apercevoir ce mirage.

La montée se poursuit jusqu’à l’orée de la forêt et devant eux s’ouvre maintenant ce paysage de montagne. Les prairies sont en fleurs, les troupeaux ne sont pas encore montés dans les alpages.

Dans ce domaine, les chamois profitent de ces instants de solitude et pâturent sur les pentes herbeuses. Les étourlous et les éterles font des glissades sur les névés qui s’accrochent dans les combes orientées au Nord. La vieille chèvre, l’œil aux aguets surveille et alerte la harde à la vue de notre présence  au pied de la prairie.

Nous profitons de ce spectacle et posons nos sacs pour attraper nos appareils photos. Nous sommes loin, trop loin, il faut sortir le 500 mm pour obtenir un cliché intéressant. Nous prolongeons notre halte pour nous désaltérer et boire un thé bien chaud.

Nous nous dirigeons droit sur la harde avant de bifurquer sur notre droite sur le sentier qui dans notre progression nous fait traverser les couloirs dans lesquels jouent les jeunes effrontés. L’appareil est prêt à déclencher. Le pied sûr, un œil sur la harde, le photographe chemine dans les éboulis, droit devant à moins de cinquante mètres, un jeune chamois campe droit sur ses pattes et regarde cette équipée qui vient vers lui.

Le téléobjectif dans sa  direction, le doigt sur le déclencheur, en appui sur son monopode, le photographe reste figé dans sa position, mise au point et déclenchement  en rafale, sept images secondes, l’œil se porte sur l’écran de contrôle, c’est sur la carte mémoire.

La traversée se termine pour rejoindre un deuxième alpage, là un refuge accueillera les gardiens du troupeau qui pâturera pendant l’estive. Une source jaillit au pied d’un rocher et déverse son flot ininterrompu dans le torrent en contrebas.

Nos regards se dirigent vers cette grande combe dans laquelle se déverse ce torrent, nous allons monter le long de celui-ci pour atteindre le verrou qui retient un premier lac à la couleur changeante. Du lever du jour au coucher du soleil, ces eaux font passer du bleu nuit au vert pistache pour absorber en fin de journée les derniers rayons de soleil.

L’équipe progresse doucement à travers cette combe, en hiver c’est le domaine des avalanches, les arbres n’ont pas droit de cité dans ce domaine, un éboulement a traversé le sentier. Après un moment d’hésitation, nos pas franchissent ce dédale. Les eaux du torrent bouillonnent sous nos pieds, un faux-pas est nous sommes projetés dans le vide.

Nous atteignons le verrou, les eaux, à la sortie du lac, promènent leurs nonchalances avant de s’élancer dans cette chute effrénée vers la vallée. Seul le bruit de l’eau nous accueille, les marmottes et les chamois n’ont pas rejoint ce paradis de silence.

Nos pas se glissent au travers d’une végétation luxuriante, le sentier nous amène alors vers notre gauche le parcours se perd au travers d’éboulis, nos yeux recherchent les cairns qui vont nous permettre de progresser dans ce paysage minéral.

Arrivés sur un éperon rocheux, nous nous retournons vers l’aval pour découvrir ce spectacle magique et magnifique des eaux du premier lac qui changent de couleur dès que les rayons du soleil caressent sa surface. La photographie n’en sera que plus belle, le photographe se pose entre deux cairns et ajuste son zoom.

Le minéral cède sa place à un écrin de verdure au fond duquel se niche un deuxième lac d’un noir profond, la rive opposée vient en butée contre des falaises de quelques centaines de mètres. Celles-ci sont parsemées d’éclat de verdure. Par habitude dans ces paysages, le photographe sort de son étui une paire de jumelles. Il scrute ces parois qui recèlent parfois l’animal roi, le bouquetin.

Ces recherches sont minutieuses, mais au détour d’une faille, ils sont là. Ils broutent les quelques brindilles qui osent s’accrocher à cette paroi rocheuse. Beaucoup trop loin pour espérer obtenir un cliché digne de ce nom. Alors le photographe profite de ce moment et le partage avec ces coéquipiers du jour.

La progression n’est pas finie, auprès avoir longé le lac noir, un dernier effort amène nos compagnons sur un lac de toute beauté, le lac blanc qui a cette période de l’année retient encore dans ces eaux froides des blocs de glace de plusieurs dizaine de mètres carrés et plusieurs dizaines de centimètres d’épaisseur. Cette année, le bloc le plus volumineux dépasse un mètre d’épaisseur.

Nous déposons nos sacs  et savourons le plaisir de nous retrouver dans cet écrin de nature. Pas un bruit, nous sommes les premiers randonneurs de  la journée à parvenir dans ce lieu.  C’est le moment, où le corps s’évade le temps d’une pensée. Et puis, l’équipe se retrouve autour d’un verre.

Cette pose est le meilleur moment pour du regard faire le tour d’horizon, les falaises où nous avions aperçu les bouquetins sont sur notre droite, les jumelles balayent les aplombs et les pentes herbeuses. C’est sur la crête, qui nous surplombe de quelques deux cent mètres, qu’apparait cette stature avec deux belles cornes. Ce beau mâle vient se positionner au-dessus du lac.

Nous avions préparé les objectifs, quelques clichés un peu loin, mais peu importe cette vision restera gravée dans nos mémoires.

Il est temps de prendre le chemin du retour, nous profiterons au passage de la beauté et de l’éclat du premier lac. Lorsque nous rejoignons le refuge, Nous empruntons le sentier sur la gauche et rejoignons notre véhicule en réalisant une boucle.

Cette journée a été superbe les lacs, les paysages et la faune ont ravi l’équipe.

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Baptiste 18/08/2012 19:09

Super :)
J'aurais bien voulu voir les photos s'il y en a?

le pyrénéen 18/08/2012 20:34



Le texte est inspiré d'une randonnée effectuée en 2010 avec des amis, quelques photos sont visibles dans l'article les trois Laux et la Grande valloire.


 



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