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ALPES ET PYRENEES

ALPES ET PYRENEES

Le Pyrénéen vous invite dans le monde de la montagne à la rencontre de la Faune et de la flore du massif Alpin au massif Pyrénéen et plus précisément l(Ariége)

Publié le par le pyrénéen
Publié dans : #Textes

De retour sur les terres qui m’ont vu naître, je pars ce matin dans un secteur de montagne dans lequel  j’ai de nombreux souvenirs.

La voiture roule sur cette route que je peux parcourir les yeux fermés, je l’ai montée et descendue à maintes reprises durant mon adolescence, en vélo pour aller travailler dans la vallée ou pour le simple plaisir d’une sortie vélo.

Ce matin, la température est à peine de 5°C quand je quitte la maison de famille en direction du massif du Tabe, en montant la température prend quelques degrés avec le vent du Sud qui passe au-dessus des crêtes et qui caresse les flancs de vallons.

Le ciel est clair, le soleil me rejoindra plus tard dans la matinée, pour l’instant les contreforts du massif le cachent à ma vue.

J’attrape le sac à dos et le jette machinalement sur le dos. Je pars en direction du sentier qui va me mener en moins d’une heure dans ce  « refuge ».

Mes pas donnent la cadence, aujourd’hui, ce n’est pas le passionné de photographies et de randonnée qui marche sur ces sentiers que j’ai parcouru des centaines de fois. Les pieds se posent sur le sol comme s’il était dans la maison, un pas souple et coulé qui me permet de progresser sans rupture de souffle.

Voilà déjà vingt minutes que je marche et je viens de passer cette retenue d’eau que j’ai vue se transformer au fil des années. C’est maintenant un vulgaire bassin pour produire de la neige durant la saison d’hiver. Cela va être difficile pour la saison qui s’annonce, il est à peine à 1/3 de son volume.

Je le contourne par le sud et poursuis mon ascension, je rejoins ce territoire que j’ai tant aimé découvrir dans ma jeunesse. Les petites pentes vallonnées qui se jouent des versants qui les surplombent. Au sein de ce paysage, les isards aiment à se fondre dans la végétation.

Ce territoire a revêtu une toute autre signification. C’est un lieu de recueillement que je rejoins.

Cela fait maintenant presque trois ans que la montagne l’a accueilli dans cet espace sauvage. Aujourd’hui, il veille sur ce domaine pour l’éternité.

J’arrive dans ce lieu qui est gravé dans mes yeux et que je revois dès que je parcours un sentier de montagne au bout d’une sente qui se perd dans la verdure. Je me pose et mon esprit rejoint le sien. Nous sommes là tous les deux, les jumelles sur les yeux et l’appareil photo prêt pour le cliché qui au combien de fois nous aurions aimé faire.

Aujourd’hui, les jambes dans le vide, mon esprit s’évade, j’écoute le vent qui souffle sur cette terre et j’entends sa voix qui m’interpelle pour orienter mon regard sur cette petite harde d’isards qu’il surveille tous les jours.

D’un clin d’œil complice, je te prends en photo, seul mes yeux te voient sur ce piton, je me retourne et comme nous le faisions avant, je décoche quelques clichés vers les isards.

Sur le chemin du retour, je parcours la totalité de ce domaine avant de repartir vers la vallée. Mon cœur bat en cadence, je te dis à bientôt sur les sentiers de randonnée, je sais que tu m’accompagnes et que ton instinct guide mes pas et renforce cette sagesse qui sait me dire de renoncer quand la montagne au fil des saisons me transmet un message d’alerte.

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