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ALPES ET PYRENEES

ALPES ET PYRENEES

Le Pyrénéen vous invite dans le monde de la montagne à la rencontre de la Faune et de la flore du massif Alpin au massif Pyrénéen et plus précisément l(Ariége)

Publié le par le pyrénéen
Publié dans : #randonnée montagne

Le soleil franchit les crêtes de la chaine de Belledonne, les rayons de lumière se posent sur les contreforts de la Chartreuse. Dans la voiture, qui roule au travers de la forêt, seule la radio émet une musique à peine audible. Le moteur s’arrête, le randonneur a déjà repéré deux chamois sur la prairie en dessous de la ligne de crête. Bien trop loin pour espérer un beau cliché. Il équipe l’appareil avec le téléobjectif, enfile une polaire et quitte la voiture. Les chamois jettent un regard dans sa direction et se dirigent droit vers le versant opposé.

Ses pas le guident vers les falaises, mais l’approche doit se faire en Nord-Sud pour ne pas être humé par la faune. Alors il suit la ligne de crête en jouant avec les rochers. Ces yeux sont en alerte, un chamois pouvant pâturer à cette heure matinale dans les prairies de jonquilles.

C’est le chant du tétras-lyre qui attire les sens du randonneur. Il se pose et à l’aide des jumelles, réalise un tour d’horizon des cimes des arbres bordant la falaise. Un point se distingue sur le faîte d’un pin. L’approche doit être discrète pour espérer une distance acceptable pour une photographie exploitable.

D’un pas feutré, le corps à-demi courbé, la silhouette parvient à se projeter au plus près. L’appareil photo glisse dans les mains et se positionne en direction du tétras-lyre. L’œil se plaque sur le viseur, il se cale sur un affleurement de rocher, bloque sa respiration et appuie sur le déclencheur. Trop loin, il tente une nouvelle approche par un contournement de bloc rocheux avec l’espoir de trouver l’appui parfait. Le tétras-lyre est là à trente mètres, cette fois, c’est la bonne, il positionne son appareil, mais en mode rafale, déclenche, l’oiseau prend son envol. Dans la série, deux clichés sont conservés.

Un chamois a regardé le randonneur dans ces élucubrations, occupé à prendre l’oiseau en photo, il n’a pas fait attention à sa présence. C’est en regardant le vol du tétras-lyre qu’il l’aperçoit derrière un rocher. Trop tard, d’un bond, il franchit la crête et plonge dans les falaises.

Peu d’espoir de le revoir, il se dirige alors vers cette faille qui donne un accès sous la ligne de crête des falaises. Un pâturage de quelques mètres de large précède la forêt et les aplombs des falaises. Il faut chercher les sentes et traces laissées par la harde, elle a pour habitude de remonter par des cheminées pour aller pâturer sur le plateau. A cette période, les femelles quittent peu ce secteur protégé, elles sont avec les cabris et les éterlous.

La progression se fait sans bruit, l’appareil est prêt pour la photo. Un chuintement alerte le randonneur. Une partie de la harde pâture dans le sous-bois au droit d’un éperon rocheux. Femelles, éterlous et cabris sont là, trente ou quarante mètres au plus, le sac dos déposé sur le sol, le randonneur glisse sur les hautes herbes vers un ressaut. Belles vues sur la harde…

De retour, les photos défilent sur l’écran de l’ordinateur, les voilà pour vous…

aurore vagabonde
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